La voie est libre!


Aujourd’hui un de mes rêves est devenu réalité…

J’ai couru sur une voie ferrée.

AVERTISSEMENT : Attention. Petite précision. Cette ligne c’est celle du Train Touristique de la Mure, arreté depuis plus d’un an, suite à un eboulement. Il n’y a actullement plus de circulation. Il est bien evidement dangereux de courir, meme en bordure, d’une voie ferrée en etat de fonctionnement.

Toute fois la ligne va de nouveau prendre du service prochainement, et il m’a été précisé que quelques draisines peuvent circuler en semaine. Le dimanche il n’y a pas de risque actuellement. J’y ais d’ailleurs croisé des chasseurs.  Celle ligne est magnifique car elle surplombe le barrage du Monteynard. ça devrait parler à tout ceux qui on fait le Trail des Passerelles en juin dernier.

Alors avant la reprise de l’exploitation de la ligne qui va permettre a toute la region Matheysine de retrouver une partie des touristes disparus, je voulais profiter de cette opportunité.

Je suis partie du Km 17,3 au lieu dit « la faurie » à 8h45,

en direction de  l’éboulement. La plus belle partie du parcours en balcon au dessus du barrage du Drac.

Éboulement du 26 octobre 2010 (photo prise en Juin 2011)

Un peu d’histoire : C’est en 1880 que fut prise la décision de relier par voie ferrée le bassin minier de la Mure à l’agglomération grenobloise, son principal client….La ligne fut inaugurée le 24 juillet 1888…la ligne fut entièrement électrifiée en novembre 1912, et, dès lors la houille (noire) fut transporté grâce à la houille blanche..L’établissement de la plateforme sous la côte de Crozet fit l’objet d’une opération unique : depuis la rive opposée du Drac, on bombarda au canon la falaise jusqu’à y dessiner une entaille suffisante pour que les ouvriers puissent y prendre pied et commencer les travaux..(source Wikipédia).

Courir sur une voie ferrée ce n’est pas vraiment chose facile. Le ballast, ça n’est pas très stable, et si il n’y en a pas assez, il faut alors faire attention de ne pas se prendre les pieds dans les traverses.

Mais on si fait vite, je jongle quelques fois entre bord de voie et milieu de voie.

Je suis comme un gamin, car j’ai toujours eu une passion pour les trains.

A cette heure une brume automnale s’évapore doucement au passage de la gare de la Motte les Bains (ancienne station thermale).

Le vandalisme n’a pas épargné cette ligne, en attente de réhabilitation, et les caténaires ont été coupées pour récupèrer le cuivre sur plusieurs kilomètres du parcours..c’est désolant.

Au passage de ce tunnel long de 64m en courbe, la frontale (que javais prise par précaution) ne m’a pas servie, mais c’était bien juste sur quelques mètres. On peut ici constater le manque de caténaires et ce curieux chariot qui a du servir au démontage de la ligne électrique.

Apres quelques kilomètres entre tunnels, ponts et anciennes gares, je me retrouve au plus beau point du parcours, mais aussi à sa limite..L’éboulement intervenant un peu plus loin.

Là je prends le temps d’apprécier le spectacle qui m’entoure et regrette que Lamiricoré est quitté sont territoir ce jour là pour d’autres aventures. Mais on reviendra, avant la remise en état de la ligne, c’est promis!

Quelques centaines de mètres plus loin avant le tunnel qui mène à l’éboulement, la ligne est fermée par un portail par arrêté préfectoral.

Depuis quelques minutes je sens une douleur au pied gauche au niveau d’un orteil….Je comprends bien vite à la couleur de ma basket qu’un ongle mal taillé m’aura blessé.

Tant pis..Un mouchoir fera l’affaire.. Et je repart.

Après mon arrivée et seulement 6km, je n’en ai pas eu assez…

Et du mode omnibus, je repars  pour un deuxième voyage en mode « express » (enfin..vous me connaissez..tout est relatif..) 😉

Voila un spot  qui restera un moment exceptionnel pour moi. ça faisait bien longtemps que je voulais faire ce parcours, il me manquait de prendre toutes les précautions avant d’entreprendre une telle sortie.

Voici quelques plus beaux morceaux du parcours  que je souhaite vous faire partager :

Allez, vivement la réouverture de cette ligne ; Que tout le monde puisse de nouveau profiter du spectacle!

A la découverte d’Argelès 3/3


Ha…Les montagnes! Vous pensez bien que je les avaient  repérées dés mon arrivée. Mais tout ces sommets me semblaient inaccessible.
Toute fois, lors de ma première sortie, un panneau représentant la Tour de la Massane, m’avait interpelé.

1980 : La restauration de la tour fut un véritable tour de force car on refusa à l’époque de construire un chemin pour acheminer tout le matériel. Tout fut donc monté à la Massane à dos de mulets et d’hommes.

J’avais bien secrètement l’envie d’aller voir ça de plus près. Alors après quelques aller retour à l’office du Tourisme et quelques renseignements glanés à gauche à droite, je trouve un itinéraire  au départ d’Argelès. C’est le vendredi matin, que je pars à 7h30 depuis le château de Valmy (superbe parc à visiter) à 50m d’Alt. sous un beau soleil, mais une Tramontane  qui commence à se lever.

Une  ascension de 750D+ sur 13km A/R.  http://connect.garmin.com/activity/218491486

Pour référence je me mets en tête mon parcours « fort des 4 Seigneurs »  à peu de choses près identique.

J’ai quand même réussi a savoir que cet itinéraire était balisé en jaune, mais qu’il existait de nombreuses intersections où il fallait être vigilant, certains chemins ne menant à rien..

Sans carte,  je me lance en suivant les marques jaunes. Apres un petit 1/4 d’heure de grimpette, j’arrive au dolmen de la Cova de l’Alarb. Le soleil vient à cet instant frapper le cœur de ce monument. Moment mystique..

Je suis sur le bon itinéraire. Et même si il semble que certaines personnes soient de sortie aujourd’hui, je me sens bien seul et je n’entends que le bruit du vent qui s’accentue depuis mon départ.

J’aurai a ce moment une pensée pour un ami  lointain….mais si proche.  « Waidmannsheil! » 😉

A partir de là, ça se complique..Tout d’abord, d’un mode course, je me retrouve souvent en mode marche tant la pente est rude et le terrain accidenté. Je circule dans des minis cunettes profondes et étroites.

La vue commence a être intéressante, et durant ces petites fenêtres sur le littoral, je me rends compte que les rafales de Tramontane sont assez fortes (annoncées à 90km/h ce jour là)

Devant moi : mon objectif final..mais il me semble encore bien loin malgré une ascension continue depuis le départ.

La tour massane au fond au dessus du pylône électrique

Je suis très vigilant à chaque carrefour..Car d’un petit chemin je débouche sur une piste forestière pou rependre un petit chemin..Je prends le temps de trouver quelques traces jaunes qui pourraient me guider et surtout, je me retourne à chaque intersection afin  de mémoriser le trajet et d’avoir une impression de « déjà vu » lors du retour. Certains endroits me semblent tellement improbables, que je prends quelques photos, ça peut toujours servir.

Plus j’avance et plus je me dis que le retour va être « chaud », tant le trajet semble compliqué et peu marqué… Me revoilà sur une piste.. la tour semble toujours aussi loin.

Niveau timming je sais qu’il me faudra environ une heure pour la montée compte tenu du dénivelé et du kilométrage. Mais le doute m’envahit.

Suis je sur le bon chemin? Cette piste n’en finit plus et plus aucune indication.. Aurais je raté une intersection qui couperait à travers la foret?

Je reste concentré et je retrouve les traces jaunes, ouf!

le chemin reprend maintenant dans la foret, avec un trajet toujours aussi flou..Notamment un passage très large où l’on peut courir tant à gauche qu’à droite..Bref je suis de moins en moins à l’aise, je ne vois plus mon objectif en point de mire depuis bien longtemps. J’ai envie de faire demi-tour..De plus je n’ai que mon porte bidon avec une barre et 500ml d’eau.

Mais mon chrono a dépassé 1h00 et je me dis que la tour ne dois plus être très loin, et que j’ai fais le plus gros maintenant…

 

Et là quelques minutes plus tard,  au sortir de la foret,

 

 

la voila enfin!

Quelle belle récompense! Je pensai arriver de face et en fait le chemin arrive de coté. Elle n’était donc pas visible sur les derniers kilomètres.

Ici plus rien n’arrête le vent qui s’est encore amplifié depuis mon départ. Je reçois quelques rafales qui me poussent littéralement, m’obligeant à me tenir à un semblant de barrière.

Je me mets a l’abri quelques minutes dans l’embrasure de l’entrée grillagée pour profiter du paysage.

Je prends conscience du retour qui m’attends a ce moment là en voyant la mer au loin… et toute cette foret a traverser..

Je ne traine pas trop dans ces conditions difficiles.

J’ai bien fait de prendre le temps d’observer les intersections à l’aller, et pourtant….

Je commets une erreur. Une chose m’interpelle au bout de 600m : La tour Massane est de nouveau face à moi.

Cela ne me semble pas logique. Je fais le bon choix de faire demi tour.

Après quelques minutes je trouve un  single qui descends, C’est le bon chemin même si ce n’est pas exactement celui de la montée, comme on peu le voir sur le haut de la photo.

la fin de la descente se termine bien, je retrouve la parking du Château de Valmy, où dans les vignes de la propriété, les vendanges on déjà commencées.

Voila pour cette sortie que je n’aurais même pas imaginé faire, tant cette tour me paraissait loin. Même si j’ai faillit abandonner plusieurs fois en cours de route, pour divers raisons, j’ai ressenti une certaine satisfaction personnelle à avoir atteint cet objectif.

Voila. La semaine de vacances se termine. Retour en mode plage l’après midi pour récupérer.. sous une bonne Tramontane!

 

A la découverte d’Argelès 2/3


Pour cette deuxième sortie matinale, je suis parti explorer la partie Nord des plages en direction de la Réserve naturelle du Mas Larrieu.

Le temps se jour là est couvert, mais il fait deja chaud et humide à 7h45.

La première partie du parcours se fait dans une « foret » de pin, en bordure de mer.

« Dans les années 30, le bois des pins accueille le premier camping municipal. Un garde fixe le lieu de campement et perçoit la taxe de séjour. Aujourd’hui, le bois des pins est toujours un havre de fraîcheur et de verdure. »

 

J’arrive ensuite sur un terrain aride et beaucoup plus sauvage, je me fais doubler par un coureur qui fera demi tour ici..

Dernier poste de secours avant la réserve..Ou plutôt premier (P1).

La suite s’effectue maintenant sur un chemin de sable au coeur de la réserve. C’est bien dur d’avancé sur un tel terrain. Bien plus difficile que dans la neige!

Malheureusement la suite du parcours n’est pas très praticable pour la course à pied, et je m’épuise beaucoup.

Alors, je décide de faire demi tour.

Cette partie nord et sauvage d’Argelés, si agréable aujourd’hui, à été le théâtre d’un événement tragique durant la guerre..Et ici de nombreuses personnes y aurons laissés leur vie.. J’aurai appris ce qu’a été la « retirada« .

Je retrouve très vite les pavés des bords de plages où de nombreux coureurs se croisent à cette heure.

Voila pour cette sortie intermédiaire qui m’a un peu laissé sur ma faim..Je pensais pouvoir aller plus au cœur de cette réserve. J’ai peut être pas choisi les bons chemins..

Bon, maintenant que j’ai exploré les bords de mer, où pourraient bien m’emmener mes AsicsTrabuco pour une dernière sortie??? 😉

A la découverte d’Argelès 1/3


Voila..les vacances sont belles et bien finies.  Une semaine du coté d’Argelés où je n’aurais pas eu le temps de m’ennuyer.

En effet, entre soleil, vent, pluie, entrées maritimes, chaleur, et humidité, chaque jour à était différent.

J’avais bien sûr emmené avec moi quelques accessoires CAP, au cas où….

Et bien je serai sortie par 3 fois, toujours le matin à la fraiche, à l’heure où tout est calme et tranquille. Trois sorties toutes différentes, pour finir en apothéose!

Mais commençons par le début :

Après avoir étudié la carte de la ville, je découvre qu’il existe, comme dans beaucoup de région côtière, un sentier du littoral. Malgré quelques demandes d’informations complémentaires à l’office du tourisme, je n’en saurais pas plus (il est désolant d’avoir à faire à du personnel qui ne connait visiblement pas la ville..Je trouve ça inadmissible, mais bon..).

7h30, le départ est donné direction le sud. A cette heure, c’est toujours un peu magique, le sable est lissé, tout est calme.

Il me faut tout d’abord longer les plages,

où j’aurais quand même croisé quelques coureurs qui se limitent d’ailleurs à cet endroit..Pourquoi? On peut les voir faire demi-tour en bout de plage…..Dommage pour eux! Il y à tant de choses à voir quelques kilomètres plus loin.. 😉

Après avoir traversé le port par quelques ronds points sans intérêt, je me retrouve au « Racou », signifiant le recoin en catalan, installé à la charnière de la cote rocheuse et de la plage de sable, c’est un des lieux les plus typiques du littoral Argelèsien.

Un sentier par forcement très bien tracé, et je me retrouve à traverser cette plage de sable en courant. Mais je longe la côte, ça me parait logique.

Je récupère très vite une petite route, et là, je bouffe de rire! Pas moyen de courir tranquille et se changer les idées!! 😉

Il faut le faire quand même!

Trouver un Taillefer ici! (mais je ne suis pas le premier à en trouver un hors Isére, Noostromo et Clara en avaient trouvé un aussi en Bretagne, si je ne me trompe!

Bon , on gagne quoi président quand on ramène une photo « Taillefer » durant un jogging hors département 38? On lance un concours! Il doit bien y en avoir d’autres caché en France?

Mais revenons à Argelès, pour la suite de cette sortie :

Cette fois ci c’est clair, je suis sur la bonne voie! Vous connaissez mon gout pour les vieilles pierres et pour le coté patrimoine de mes sorties. J’aime toujours découvrir l’évolution dans le temps d’un lieu. Merci à la municipalité pour ces quelques panneaux explicatifs, qui m’ont aussi permis de faire redescendre mes Puls. 😉

A partir d’ici, on prend un peu d’altitude et je me retrouve à grimper un petit sommet avec un joli point de vue sur la ville, et la découverte d’une rose des vents locaux (tramontane je ferais ta connaissance dans quelques jours..)

Puis s’en suit un chemin terreux où la végétation est préservée grâce à un savant système de protection.

Je suis surpris de ne croiser par ici que deux randonneurs..on est à peine à 4 km de la ville. Voila ce que vous loupez, vous qui ne faites que des longueurs de plages 😉

Les galets on ici remplacé le sable fin. C’est quand même plus facile pour courir!

La suite me fait penser au sentier que j’avais fait coté espagnol l’année dernière à Rosas. De superbes balcons suspendus :

Ma Garmin affiche alors près de 5km et la chaleur commence à se faire sentir…La fatigue aussi. Il va falloir penser à rentrer.

Demi tour ici. J’apprendrai plus tard que ce sentier est praticable jusqu’à Collioure. Ca sera pour une autre fois.

Je prends autant de plaisir sur le retour, et  je croiserai quand même un petit groupe de 4 trailleurs. Bon courage les amis car il fait deja bien chaud!

De retour sur les plages je déchausse pour me faire une marche récupératrice en mode Thallasso.

On se croirait sur une ile desserte, mais dans quelques heures tout sera bien différent.

Voila pour cette première sortie. Je ne pensais pas trouver un aussi beau parcours ici.

Je suis agréablement surpris. Comme quoi en cherchant bien on peut faire autres choses que des longueurs de plages! 😉

Allez, une dernière photo  avant le billet suivant concernant ma deuxième sortie…Car le ciel n’aura pas la même couleur!